Je ne suis pas l'auteur de cette chronique, elle se trouve ICI : http://www.action-suspense.com/2018/06/san-antonio-san-antonio-chez-les-mac-ed.pocket.html

 

San-Antonio a écourté ses vacances en Dordogne avec sa maman, la brave Félicie. À peine est-il rentré à Paris que, ce soir-là, le Vieux – Achille, dit aussi le Tondu, son chef – l’appelle d’urgence. Un de ses amis éditeurs donnait aujourd’hui une soirée mondaine. Soudain, la plupart des invités se sont trouvés mal. San-Antonio est chargé d’aller voir sur place ce qui se passe. Le mystère est vite éclairci : tous ont consommé du whisky, du scotch Mac Herrel. L’alcool était dopé à l’héroïne, ce qui explique l’état des invités. Ces bouteilles ont été fournies par M.Olivieri, ami de l’éditeur. Quand la commissaire se pointe chez lui, on le retrouve mort. Dans la cave, la réserve de whisky Mac Herrel s’est envolée. San-Antonio en conclut que des contrebandiers se sont trompés en livrant ces bouteilles contenant de l’héroïne chez M.Olivieri.

Le Vieux autorise San-Antonio à partir enquêter en Écosse. Le commissaire sollicite d’être accompagné par l’inspecteur Bérurier : “…Béru n’est pas très intelligent. C’est un rustre, un soiffard, un butor, mais il a des qualités qui en font néanmoins mon plus précieux collaborateur… D’abord, il m’est attaché comme un chien ; ensuite, il est bon, courageux, tenace. Et enfin, il a par instant une espèce de jugeote matoise qui équivaut à du génie…” Après un tel éloge du Gravos, le Vieux ne peut qu’accepter que le Mastard accompagne San-Antonio au pays des cornemuses et du Loch Ness. Direction Glasgow. Puis le duo va s’installer au village de Stingine où, dans une auberge, "le commissaire-chéri-de-ces-dames" ne tarde pas à être intime avec Katty, l’accorte soubrette.  

Qu’en est-il des whiskies Mac Herrel ? La distillerie appartient à la vieille Daphné Mac Herrel, une digne old lady en fauteuil roulant. Sa petite-nièce, la blonde Cynthia, vingt-cinq ans, fiancée à un fils-à-papa du coin – sir Concy – est censée épauler son aïeule. C’est un technicien nommé Mac Ornish qui dirige la distillerie, à la production modeste. Surveiller de loin le château des Mac Herrel, c’est bien. Mais San-Antonio doit mettre en œuvre une ruse – avec la complicité de l’inénarrable Béru – pour s’y faire inviter. Bientôt, le voici dans la place, se prétendant écrivain tandis que Bérurier assume (mal) le rôle de son larbin. Il aimerait mieux consacrer ce séjour à la pêche dans le lac voisin. Il paraît que s’y cache un monstre, sans doute un cousin de celui du Loch Ness.  

Après une visite à la distillerie Mac Herrel, San-Antonio se heurte à l’hostilité frappante de sir Concy, le jaloux fiancé de Cynthia. De toutes façons, la jeune femme finit par faire des galipettes au lit avec cet invité français. Dans la nuit, San-Antonio retourne à la distillerie. Il trouve un cadavre dans un tonneau de scotch. Le commissaire n’en a pas fini de découvrir des secrets sur cette famille Mac Herrel…

San-Antonio : San-Antonio chez les Mac (Éd.Pocket)

Les aventures de San-Antonio, c’est avant tout une narration au vocabulaire inventif, à la tonalité amusée, et un univers aux personnages singuliers. Publié en 1961, “San-Antonio chez les Mac” correspond à cette définition. La présence active de Bérurier – surnommé selon les cas le Cradingue, le Gonflé, etc. – ajoute du piment aux péripéties. Toutefois, l’aspect polar n’est nullement négligé dans cette histoire. L’intrigue s’avère même plutôt solide. Un trafic d’héroïne dans des bouteilles en direct d’Écosse, pas si banal.

Une série de rebondissements attend San-Antonio, qui avoue : “Dans cette affaire, convenons-en, nous nous comportons davantage comme des malfaiteurs que comme des policiers. Violation de domicile, détérioration de voiture, incendie volontaire, rien ne manque à notre palmarès…” Qu’importe, puisque c’est pour que triomphe la vérité, et puisque ça donne un roman trépidant autant que souriant. Éternel San-Antonio…