San-Antonio, demandez les nouvelles !

16 juin 2019

Sanlaville

Vente aux enchères au profit de la Fondation Graphein

 

Vendredi 21 juin, à 19h, l’École Émile Cohl organise une vente aux enchères de dessins au profit de la Fondation Graphein, qui soutient les étudiants de l’école en attribuant des bourses au mérite et sur critères sociaux. Le catalogue réunit 100 croquis, illustrations et originaux (d’étudiants, d’anciens élèves et de professeurs) qui seront exposés le jour-même, de 9h à 12h30 et de 14h30 à 17h30.

On y trouve notamment des dessins de Camille Benyamina, Olivier Berlion, Benjamin Blasco-Martinez, Yann Damezin, Denis Falque, Jérôme Jouvray, Christian Lax, Jean Mulatier, Emre Orhun, David Sala et Michaël Sanlaville.

Cette vente sera présidée par Me Albin Hirn, commissaire-priseur de l’étude Bremens-Belleville. Il sera possible d’enchérir sur internet.

Voir le catalogue : https://www.cohl.fr/files/2019/06/fondation_graphein-vente_encheres_2019-web.pdf

Pratique :
Vendredi 21 juin, à 19h
Ecole Emile Cohl - 1 rue Félix Rollet - Lyon 3e
Métro D - Monplaisir-Lumière // Bus C13, arrêt Feuillat-Lacassagne

Renseignements sur la vente :
> Tél. : 04 78 37 88 08 
> lyon@bremens-belleville.com
www.interencheres.com

MS

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Les vacances de Bérurier Bruno Fontaine

 

LES VACANCES DE BERURIER

Comédie
LE JEUDI 10/10/2019 À 20H00  -  MJC Ô TOTEM  -  RILLIEUX LA PAPE

LES VACANCES DE BERURIER

D’après Frédéric Dard

 

Le directeur de la Police française, dit « le Vieux », réussit à convaincre le commissaire San-Antonio, et son acolyte Bérurier d’enquêter sur les mystérieuses disparitions qui surviennent à chaque croisière du Mer d’Alors.

Afin de passer inaperçu, chacun embarque avec ses proches : San-Antonio avec sa mère, Bérurier avec sa femme Berthe et sa nièce Marie-Marie, tandis que le Vieux choisit son chauffeur. Est également de la partie le dernier amant en date de Berthe Bérurier, monsieur Félix. Agitation garantie !

Après avoir adapté San-Antonio chez les « gones »,Bruno Fontaine endosse de nouveau tous les personnages de cette improbable croisière. La saveur du texte de Frédéric Dard et la virtuosité du comédien se mettent au service d’une enquête s’annonçant des plus réjouissantes…

 

Durée 1 h 15 

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Il montacarichi

Cetr article est extrait ICI : https://www.newspam.it/il-montacarichi-di-frederic-da  sa traduction est celle de Google

Il montacarichi

 
  

Di Frédéric Dard si è già parlato in questa rubrica al momento dell’uscita del romanzo Gli scellerati: di quel libro è tuttora viva la forma con cui ha reso le crepe buie e insanabili che, si è detto, puntellavano la vita della giovane Louise e quella sua scelleratezza, appunto, nel perseguire il compimento di un terribile destino. Le cupe atmosfere di quel sobborgo parigino dei primi anni Cinquanta le ritroviamo pure ne Il montacarichi, in una storia che si svolge dopo circa un decennio. Protagonisti ne sono l’affascinante Madame Dravet e Albert: quest’ultimo, appena uscito di prigione per l’omicidio della donna amata e completamente solo al mondo dopo la scomparsa della madre, cerca briciole d’umanità nella notte parigina che precede il Natale e finisce coinvolto – suo malgrado – in un delitto conturbante, ad interpretare inconsapevolmente un copione già previsto da altri in una scenografia minuziosamente predisposta per dare contorno al male. Non si rivela sufficiente aspettare che i brutti sogni che ci si parano davanti finiscano: Albert ha già imparato che non si tratta di sogni, ma della realtà, «e la realtà ha una pazienza infinita». Il labirinto che finisce per strutturarsi intorno ad Albert, inchiodandolo ad una precisa condanna, prescinde da qualsivoglia sua determinazione a dire la verità – «Come potevo sperare che mi credesse? Gli incubi sono cose private, diventano ridicoli quando si cerca di raccontarli agli altri. Bisogna viverli, solo viverli…», come ogni noir insegna.

 

Monte-charge Frédéric Dard

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Frédéric Dard a déjà parlé dans cette chronique lors de la publication du roman The Scoundrels: de ce livre est encore vivante la forme sous laquelle il a créé les fissures sombres et irrémédiables qui, disait-on, ont soutenu la vie de la jeune Louise et sa méchanceté, justement, dans la poursuite de l'accomplissement d'un destin terrible. Il montacarichi se trouve également dans les atmosphères sombres de cette banlieue parisienne du début des années 50, une histoire qui se déroule après environ une décennie. Les protagonistes sont la charmante Madame Dravet et Albert: ce dernier, récemment sorti de prison pour le meurtre de sa femme bien-aimée et complètement seul au monde après la mort de sa mère, cherche des miettes d’humanité dans la nuit parisienne qui précède Noël et finit par être impliqué - malgré lui - dans un crime troublant, interpréter sans le savoir un scénario déjà envisagé par d’autres dans une scénographie conçue pour donner des contours à la perversité. Il ne suffit pas d'attendre la fin des mauvais rêves qui nous attendent: Albert a déjà compris qu'il ne s'agissait pas de rêves, mais de réalité "et que la réalité a une patience infinie". Le labyrinthe qui finit par se structurer autour d’Albert, le condamnant à une condamnation précise, ignore sa détermination à dire la vérité - «Comment puis-je espérer qu’il me croyait? Les cauchemars sont des choses privées, ils deviennent ridicules lorsque vous essayez de les raconter aux autres. Nous devons les vivre, seulement les vivre ... ", comme le dit tout le noir. Il ne suffit pas d'attendre la fin des mauvais rêves qui nous attendent: Albert a déjà compris qu'il ne s'agissait pas de rêves, mais de réalité "et que la réalité a une patience infinie". Le labyrinthe qui finit par se structurer autour d’Albert, le condamnant à une condamnation précise, ignore sa détermination à dire la vérité - «Comment puis-je espérer qu’il me croyait? Les cauchemars sont des choses privées, ils deviennent ridicules lorsque vous essayez de les raconter aux autres. Nous devons les vivre, seulement les vivre ... ", comme le dit tout le noir. Il ne suffit pas d'attendre la fin des mauvais rêves qui nous attendent: Albert a déjà compris qu'il ne s'agissait pas de rêves, mais de réalité "et que la réalité a une patience infinie". Le labyrinthe qui finit par se structurer autour d’Albert, le condamnant à une condamnation précise, ignore sa détermination à dire la vérité - «Comment puis-je espérer qu’il me croyait? Les cauchemars sont des choses privées, ils deviennent ridicules lorsqu'on essaie de les raconter aux autres. Nous devons les vivre, seulement les vivre ... ", comme le dit tout le noir. indépendamment de sa détermination à dire la vérité - «Comment pourrais-je espérer qu'il me croyait? Les cauchemars sont des choses privées, ils deviennent ridicules lorsqu'on essaie de les raconter aux autres. Nous devons les vivre, seulement les vivre ... ", comme le dit tout le noir. indépendamment de sa détermination à dire la vérité - «Comment pourrais-je espérer qu'il me croyait? Les cauchemars sont des choses privées, ils deviennent ridicules lorsqu'on essaie de les raconter aux autres. Nous devons les vivre, seulement les vivre ... ", comme le dit tout le noir.

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Vu sur un blog Besogne

https://lintervalle.blog/2019/06/15/la-besogne-commence-a-peine-georges-bataille-mathilde-girard-lea-bismuth-et-quelques-autres/

[...]  

La connotation sexuelle du mot besogne, si souvent goûté par Frédéric Dard, convient au principe de dessillement, pour ne pas oublier d’où nous venons et ce qui nous exténue, ni les nuits d’insomnie (Léa Bismuth) à creuser quoi qu’il en coûte son sillon (son Terrier?).

Allons-y donc pour le partage de la besogne, autre nom du sensible au travail. 

[...]  

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15 juin 2019

”Confessions d’un enfant de la Chapelle” d’ Albert Simonin

https://papoustory.com/category/lecture/

 

[...]  Avec Simonin, Frédéric Dard et Léo Malet, c’est toute la gouaille parisienne qui entre dans la littérature policière. Une langue dite verte, celle de mon enfance, qui a pratiquement disparue car ce langage des rues évolue encore plus vite que les appareils électroniques  [...] 

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14 juin 2019

vu dans la presse policier écologique

https://www.consoglobe.com/roman-policier-ecologique-cg

Découvrez le roman policier écologique : 4 auteurs à dévorer cet été !

 

Envie de lecture pour cet été ? Voici une sélection de quatre dignes représentants du roman policier écologique. Les plantes ne sont pas celles que vous croyez !

 

 
Découvrez le roman policier écologique : 4 auteurs à dévorer cet été !
 

« La vie trouve toujours un chemin, » affirmait le mathématicien Ian Malcolm dans Jurassic Park, le premier roman de cette saga Michael Crichton rapidement transformée en films à succès. La dimension écologique n’est pas forcément ce qui nous vient en tête quand on repense à ces histoires, et pourtant : des manipulations génétiques, un cadre naturel au Costa-Rica modifié par l’humain, la question des espèces disparues au coeur du projet, tout nous incite à nous réfléchir à l’éthique scientifique.

Dans le jargon anglo-saxon, c’est ce que l’on appelle un éco-thriller, soit un roman à suspense écologique. Dans une niche particulière des fictions, et un peu moins connus du grand public, on trouve des romans policiers écologiques, qui héritent à la fois de certains codes issus de la science-fiction écologique, et des codes des romans policiers.

De la SF au roman policier écologique : « on peut soupçonner le majordome mais pas ses bégonias »

Les problématiques écologiques dans la fiction, et la littérature en particulier, ne sont pas nouvelles, mais habituellement associées à une dimension post-apocalyptique. Plus d’un siècle avant I am a Legend de Richard Matheson en 1954, Mary Shelley avait déjà abordé la question de l’homme seul dans un conte philosophique aux caractéristiques très proches de la science-fiction : The Last Man, en 1826. On peut également penser à Hothouse de Brian Aldiss en 1961, à Die Wand de Marlen Haushofer en 1963, ou des nouvelles de Philip K. Dick, particulièrement à « Do Androids Dream of Electric Sheep ? » en 1966, qui inspira le film Blade Runner de Ridley Scott. La science-fiction n’est pourtant pas le seul genre à se saisir de ces codes et réfléchir à l’écologie autrement.

Le thriller écologique, version polar

Le roman policier écologique (« green crime fiction ») voit progressivement le jour et même s’il est délicat de donner une date de naissance à ce sous-genre, on trouve des exemples de « crimes botaniques » au 19ème siècle(4). La plante devient souvent poison et instrument de meurtre, ce qui rappelle la formule de Katherine E. Bishop reprise en titre(5). Depuis cette époque, le roman policier écologique s’est diversifié et explore des voies bien différentes. Petite sélection pour vous donner des idées de lectures.

Quatre auteurs de romans policiers écologiques pour découvrir le genre

Pour cette première sélection, on repart du rôle des plantes dans la création du genre littéraire, et on observer leur utilisation dans un roman policier écologique plus récent.

Un classique britannique : les nouvelles de Miss Marple d’Agatha Christie

Côté britannique, la problématique écologique est déjà bien présente au XIXème siècle. Un exemple de cette conscience écologique, alliée à une conscience sociale aiguë, est un roman probablement peu connu en France : Adam Bede, le premier roman de George Eliot. Plus tard, Agatha Christie fait revivre la tradition des romans « herboristes, » en reprenant là où elle était la réflexion concernant les plantes et leur entretien.

agatha christie miss marple roman policier ecologique

Ses romans et nouvelles peuvent sembler datées, au sens où elles semblent naturaliser l’idée que la biodiversité est une affaire d’hommes, mais elles éclairent précisément la dimension genrée de ces questions(6)

On conseille :

  • Five Little Pigs (1942), paru en France sous le titre Cinq Petits Cochons ;
  • une nouvelle, « The Herb of Death » (1932), paru en France sous le titre « L’Herbe de Mort » dans le recueil Miss Marple au Club du Mardi en 1991.

Outre le roman Five Little Pigs (1942), mettant en scène Hercule Poirot, on vous conseille quelques nouvelles mettant en scène Miss Marple et notamment « The Herb of Death » (1932). Outre la dimension policière et genrée, on trouve dans ces deux oeuvres une réflexion ouverte sur la législation et le contrôle des plantes et des populations, ce qui n’est pas sans rappeler les débats sur les initiatives open-source, le contrôle des graines et des espèces de plantes.

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Le roman noir américain écologique : Ross Macdonald

Le roman noir américain est un espace très genré, très codifié, et on y trouve parfois des pépites transformant le genre littéraire de manière inattendue. C’est ainsi que Ross Macdonald illustre parfaitement dans plusieurs romans un concept particulier, celui de violence écologique, défini par Brandon Absher pour décrire grâce à Heidegger et Lukács les conséquences de l’installation de mines à déplacement de sommet dans les Appalaches à la fin du XXème siècle[Absher, Brandon. « Toward a Concept of Ecological Violence: Martin Heidegger and Mountain Justice » dans Radical Philosophy Review, Volume 15 number 1 (2012): 89-101. DOI: 10.5840/radphilrev20121519[/source].

On conseille :

  • The Underground Man (1971), publié en français sous le titre L’Homme clandestin chez Hachette en 1971 et réédité plusieurs fois, notamment dans la collection « Grands détectives » de 10/18 ;
  • Sleeping Beauty (1973), publié en français sous le titre La Belle endormie chez Fayard en 1975 et également disponible chez 10/18.

Ces deux romans sont issus de la série dans lequel figure le détective privé Lew Archer. D’un point de vue du genre littéraire, Ross Macdonald se place complètement dans la continuité de ses pères – Raymond Chandler évidemment, ou encore Dashiell Hammett -, et se révèle particulièrement savoureux à lire.

ross macdonald roman policier écologique

Son génie consiste à explorer de manière singulière la convergence entre écologie et criminalité, avec le regard critique d’un auteur lui-même investi dans l’activisme environnemental. La dimension criminelle ici n’est pas portée par la plante : les romans mettent au contraire en avant l’impact humain et le processus de disparition. Une très belle réécriture de l’idéal pastoral américain.

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Un roman policier français : Le Testament des abeilles de Natacha Calestrémé

Faut-il encore rappeler la disparition brutale de colonies d’abeilles dans le monde dues à la pollution ?

roman policier écologique abeilles

Ce roman français sorti aux Editions Albin Michel en 2011 mêle une histoire sordide de meurtres d’enfants à un curieux défenseur des abeilles auteur d’une prophétie intitulée Testament du Moine aux abeilles. Ce faisant, le roman est un clin d’oeil habile à bon nombre de thrillers utilisant l’idée de prophétie, mais remet en question de son côté l’idée de « catastrophe naturelle ».

Lire aussi : 6 gestes simples pour aider les abeilles

Un point fort ? L’interrogation très pertinente sur le processus de vie, l’équilibre naturel lié au chaos, et « l’ordre et la rigueur des monocultures » qu’aiment tant les humains. Un curieux mélange entre manifeste écologique et roman policier.

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Un peu d’humour : Le phyto-analyste de Bertrand Busson

Réflexion écologique et humour peuvent se marier, et le polar est le genre parfait pour cela, héritier de traditions potaches à la San Antonio. Dans Le Phyto-analyste de Bertrand Busson, on retrouve Germain Tzaricot, passionné de végétaux au point qu’ils envahissent son appartement avant que les plantes ne soient menacées par une gelée qui s’attaque également aux hommes.

le phyto-analyste bertrand busson écologie humour

Difficile d’en dire beaucoup plus sans gâcher l’histoire, mais le roman entremêle deux enquêtes sur fond de second degré désarmant : celle de Germain, cherchant à comprendre les causes de la putréfaction tuant ses plantes, et la disparition de la chanteuse Rachel pour laquelle Germain apparaît comme un coupable idéal. Une renaissance humoristique du thriller botanique.

 

Le roman policier écologique, descendant des variantes du roman policier © Ilina Yuliia

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Il Montacarichi

Cet article a été pioché ICI : https://liberidiscrivere.com/2019/06/13/il-montacarichi-di-frederic-dard-rizzoli-2019-a-cura-di-giulietta-iannone/

sa traduction est celle de Google 

:: Il Montacarichi di Frederic Dard (Rizzoli, 2019) a cura di Giulietta Iannone

 

Il Montacarichi

 

Parigi, inizio anni’60, vigilia di Natale. Albert Herbin, scontati gli anni di carcere per aver ucciso la sua amante, moglie del suo principale, torna nel suo vecchio quartiere, a Levellois, al confine con il XVII arrondissement di Parigi, nella casa di sua madre, nel frattempo morta (di dispiacere?)
I ricordi dell’infanzia lo assalgono, assieme alla solitudine e al rimpianto per tutto quello che non è stato. Non sopportando più quel claustrofobico e ristretto ambiente, esce per le strade addobbate di lucine e festoni e piena di gente che si affolla per i preparativi del pranzo della vigilia.
Vaga senza meta nel tentativo di sfuggire all’angoscia. Compra in una piccola cartoleria- libreria- emporio una gabbietta di cartone argentato spolverata di quarzo con all’interno un uccellino esotico di velluto blu e giallo che si dondolava sul trespolo dorato (che ritornerà nel romanzo, tenetevelo a mente).

Sembrava di essere in una grotta fatata piena di tesori inestimabili. Le decorazioni per l’albero di Natale riempivano gli scaffali: uccellini di vetro, Babbi Natale di carta, cestini di frutta di ovatta colorata e tutte quelle palline fragili come bolle di sapone che trasformano un semplice abete in una favola.

Entra in un bar tabacchi per bere un aperitivo. Cammina sotto la pioggia vischiosa. Poi il suo destino si compie, le terribili coincidenze del fato che lo imprigionano più delle sbarre della prigione, si materializzano sul suo cammino. Entra verso le 8 in un grande ristorante del centro:

Era una trattoria tradizionale, con specchi, perlinato, portatovaglioli, lunghe panche sormontate da piante rampicanti, buffet e camerieri in pantaloni neri e giacca bianca. I vetri erano muniti di tendine, e d’estate le piante verdi venivano spostate sul marciapiedi. Era il tipico ristorante rinomato di provincia. E rinomato doveva esserlo. Quando da bambino storcevo il naso davanti ai suoi piatti, mia madre sospirava: «Vai a mangiare da Chiclet!»

Un miraggio di felicità borghese, in cui anche sua madre fantasticava di entrare ma avevano solo e sempre visto da fuori.
Ed è lì che la vede in compagnia di una bambina. Lei, a cui basta un sorriso, uno sguardo per farlo innamorare. Lei così simile ad Anna, la donna che ha ucciso tanti anni prima. La donna di cui scoprirà il nome solo all’ultima pagina.

Era strano vedere una madre e una figlia al ristorante la vigilia di Natale. Quell’immagine mi strinse il cuore. In fondo, la loro solitudine a due era più tragica della mia, che tutto sommato era una solitudine vera, gestibile.

E mentre lui si innamora lei tesse la sua tela, come una temibile vedova nera, di seduzione e ritrosia. Escono dal ristornate, si rincontrano davanti a un cinema, e il caso, sempre lui che gioca un ruolo temibile in questa storia, li fa sedere vicini. Da lì attrazione, complicità, mani sfiorate ed è fatta. Potrebbe essere l’incontro di due solitudini, ma è ben altro. Albert le accompagna a case, sale sul montacarichi, che funge d’ascensore (sarà il montacarichi perno di tutta la storia e del diabolico piano intessuto dalla donna) a questo punto il destino di Albert è segnato. Come quello di tutti i personaggi.
Ingegnoso, malinconico, crudele, bizzarro, tipicamente francese, Il Montacarichi (Le montecharge, Trad. Elena Cappellini) è un breve romanzo noir pubblicato in Francia nel 1961 da quel genio eclettico che fu Frederic Dard, di cui Rizzoli sta riscoprendo la principale produzione che esula dalle inchieste del commissario Sanantonio (San-Antonio nell’originale francese), serie umoristico-poliziesca che ne decretò il successo ben oltre i confini d’oltralpe.
Come già ebbi a dire recensendo Gli scelleratiIl Montacarichi, ventitreesimo romanzo pubblicato da Dard con Fleuve Noir, fa parte dei cosiddetti romans de la nuit dell’autore, una sorta di catalogazione comparabile ai romans durs di Simenon ma questo parallelismo di ferma ai termini di catalogazione, perché Dard senza volerlo contrapporre al genio di Simenon in sterili diritti di precedenza, ha caratteristiche sue proprie se non antitetiche, perlomeno discordanti.
Insomma Dard non è la brutta copia di Simenon, è altro. È un autore in cui l’ironia e il paradosso sono capaci di emergere nelle pieghe più amare della vita, dalla solitudine, al rimpianto, dall’amore impossibile, alla beffa più amara e tragica.
Questo breve romanzo, come molti dei romanzi di Dard, fu adattato per il cinema, questo  da Marcel Bluwal,  il padre di Vidocq, nel 1962, con Léa Massari nel ruolo di Marthe Dravet, Robert Hossein in quello di Albert Herbin, Maurice Biraud in quello di Ferrie, e Robert Dalban in quello dell’ispettore.
Antieroi di questo piccolo capolavoro del noir dunque sono due assassini che si incontrano e subito non si riconoscono. E questo fraintendimento condanna entrambi a commettere errori, a giocare male le loro carte, anche se l’ago della bilancia propenderà verso uno dei due. Albert Herbin paga per il suo delitto, con anni di carcere a Marsiglia, Marthe non lo sapremo mai.
Folgorante l’attimo in cui Albert scorge due gocce di sangue sulla manica della signora Dravet, basta quello per rivelare tutto al lettore, anche se non c’è ancora un corpo, non c’è ancora un movente, non c’è ancora un crimine manifesto.
Ma esiste il delitto perfetto? No, sembra dirci l’autore, anche il piano più perfetto, più machiavellicamente congegnato ha le sue crepe, le sue discordanze, e Marthe Dravet, femme fatale che se vogliamo cade sempre in piedi, difficilmente avrà quel rigurgito di coscienza che Albert vorrebbe, ma noi lasciamoglielo sperare. Lasciamogli questa ultima illusione.

Frédéric Dard (1921-2000) ha iniziato a pubblicare romanzi negli anni Quaranta. Il grande successo sarebbe arrivato però più tardi, con la creazione dello pseudonimo di San Antonio. È in atto una riscoperta internazionale della sua opera, che conta quattrocento titoli. Nel 2018 è uscito per Rizzoli Gli scellerati.

Source: libro inviato dall’ editore. Ringraziamo Giulia e Claudia dell’ Ufficio stampa Rizzoli.

Disclosure: questo post contiene affiliate link di Libreriauniversitaria.

 

:: The Montacarichi de Frederic Dard (Rizzoli, 2019) édité par Giulietta Iannone

 
Le palan

Cliquez sur la couverture pour acheter

Paris, début des années 60, veille de Noël. Albert Herbin, après avoir passé des années en prison pour avoir tué sa maîtresse, la femme de son patron, retourne dans son ancien quartier, à Levellois, à la frontière avec le dix-septième arrondissement de Paris, dans la maison de sa mère, décédé ?) Des 
souvenirs d'enfance l'assaillent, ainsi que la solitude et le regret de tout ce qui ne l'était pas. Ne pouvant plus supporter cet environnement claustrophobe et restreint, il sort dans les rues décorées de lumières et de festons et plein de gens qui se pressent pour les préparatifs du dîner du réveillon de Noël.
Il erre sans but dans une tentative d'échapper à l'angoisse. Achetez dans une petite papeterie-librairie-emporium une boîte en carton argentée saupoudrée de quartz avec un oiseau exotique de velours bleu et jaune qui a basculé sur la perche dorée (qui reviendra dans le roman, gardez-le à l'esprit).

C'était comme être dans une grotte de fées pleine de trésors inestimables. Les décorations pour le sapin de Noël remplissaient les étagères: oiseaux en verre, pères Noël en papier, corbeilles en ouate colorée et toutes ces boules fragiles comme des bulles de savon qui transforment un simple sapin en conte de fées.

Entrez dans un bar à tabac pour boire un apéritif. Promenez-vous sous la pluie visqueuse. Alors son destin est accompli, les terribles coïncidences du destin qui l’emprisonnent plus que les barreaux de la prison se matérialisent sur son chemin. Entrez vers 8 heures dans un grand restaurant du centre-ville:

C’était une trattoria traditionnelle, avec miroirs, planches d’allumettes, ronds de serviettes, longs bancs garnis de plantes grimpantes, buffets et serveurs en pantalon noir et veste blanche. Les fenêtres étaient équipées de rideaux et en été, les plantes vertes étaient déplacées sur le trottoir. C'était le restaurant provincial renommé typique. Et il devait être célèbre. Quand j'ai acquiescé devant sa vaisselle alors que j'étais enfant, ma mère a soupiré: "Allez manger chez Chiclet!"

Un mirage de la joie bourgeoise, dans lequel sa mère rêvait elle aussi d'entrer mais qu'elle n'avait vue que de l'extérieur. 
Et c'est là qu'il la voit en compagnie d'une petite fille. Elle qui n'a besoin que d'un sourire, d'un regard pour le faire tomber amoureux. Elle ressemble tellement à Anna, la femme qu'il a tuée tant d'années auparavant. La femme dont vous ne trouverez le nom que sur la dernière page.

C'était étrange de voir une mère et sa fille au restaurant la veille de Noël. Cette image a saisi mon coeur. Après tout, leur solitude en tant que couple était plus tragique que la mienne, qui après tout était une véritable solitude gérable.

Et alors qu’il tombe amoureux, elle tisse sa toile, comme une redoutable veuve noire, de séduction et de réticence. Ils sortent du restaurant, se retrouvent devant un cinéma et le hasard, jouant toujours un rôle effrayant dans cette histoire, les oblige à se rapprocher. De là l'attraction, la complicité, les mains touchées et c'est fait. Ce pourrait être la rencontre de deux solitudes, mais c'est autre chose. Albert les accompagne jusqu'aux maisons, monte sur l'ascenseur, qui sert d'ascenseur (ce sera l'ascenseur pivot de toute l'histoire et du plan diabolique tissé par la femme), à ​​ce stade, le destin d'Albert est marqué. Comme celle de tous les personnages. 
Ingénieux, mélancolique, cruel, bizarre, typiquement français, le Montacarichi ( Le monte - charge(Trad. Elena Cappellini) est un court roman noir publié en France en 1961 par Frederic Dard, ce génie éclectique, dont Rizzoli redécouvre la production principale qui va au-delà des enquêtes du commissaire Sanantonio ( San-Antonio en français), série policière humoristique décrivant son succès bien au-delà des frontières alpines. 
Comme je l'ai déjà dit en passant en revue The Scoundrels , Il Montacarichi , le vingt-troisième roman publié par Dard avec Fleuve Noir, fait partie de ce que l' auteur appelle « romans de la nuit» , une sorte de catalogage comparable à celui de romans durs.de Simenon mais ce parallélisme de fermeté avec les termes du catalogage, car sans vouloir le contraster avec le génie de Simenon dans des droits de priorité stériles, Dard a ses caractéristiques propres sinon antithétiques, du moins contradictoires. 
En bref, Dard n'est pas la mauvaise copie de Simenon, c'est autre chose. Il est un auteur dans lequel l’ironie et le paradoxe peuvent émerger dans les plis les plus amers de la vie, de la solitude à la regret, de l’amour impossible, à la farce la plus amère et la plus tragique. 
Ce roman court, comme beaucoup de romans de Dard, a été adapté au cinéma par Marcel Bluwal, le père de Vidocq, en 1962, avec Léa Massari dans le rôle de Marthe Dravet, Robert Hossein dans celui d'Albert Herbin, Maurice Biraud dans celui de Ferrie et Robert Dalban dans celui de l'inspecteur.
Les anti-héros de ce petit chef-d'œuvre de noir sont donc deux meurtriers qui se rencontrent et ne se reconnaissent pas tout de suite. Et ce malentendu les condamne tous les deux à commettre des erreurs, à jouer mal leurs cartes, même si l'aiguille de la balance tend vers l'une des deux. Albert Herbin paie pour son crime, avec des années de prison à Marseille, on ne saura jamais Marthe. 
Éblouissant au moment où Albert voit deux gouttes de sang sur la manche de Mme Dravet, cela suffit pour tout révéler au lecteur, même s'il n'y a pas encore de corps, il n'y a toujours pas de motif, il n'y a pas encore crime manifeste. 
Mais le crime parfait existe-t-il? Non, l'auteur semble dire que même le plan le plus parfait et le plus machiavéliquement conçu a ses failles, ses divergences et Marthe Dravet, femme fataleque si nous le voulons, il tombe toujours sur ses pieds, il est peu probable qu'il subisse cette régurgitation de la conscience que voudrait Albert, mais nous le laissons espérer. Laissez-le donner cette dernière illusion.

Frédéric Dard (1921-2000) a commencé à publier des romans dans les années 1940. Cependant, le grand succès viendra plus tard, avec la création du pseudonyme de San Antonio. Il y a une redécouverte internationale de son travail, qui compte quatre cents titres. En 2018, Gli scellerati a été publié par Rizzoli .

Source : livre envoyé par l'éditeur. Nous remercions Giulia et Claudia du bureau de presse de Rizzoli.

Divulgation:  cet article contient des liens d'affiliation de Libreriauniversitaria.

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Théâtre LA VIEILLE QUI MARCHAIT DANS LA MER 2020

http://www.cube521.lu/fr/programme/La-vieille-qui-marchait-dans-la-mer_704_786.html

 

 

 
JEU. 18/06/2020 - 20H00

LA VIEILLE QUI MARCHAIT DANS LA MER

PLEIN: 25.00€ / GROUPE: 20.00€ / < 26 ANS: 12.00

D‘après le roman le Fréderic Dard. Un des chefs-d’œuvre de Frédéric Dard (San Antonio). Avec : Marja-Leena Junker, Lionel Liegeois, Jacques Roehrich. Mise en scène et adaptation théâtrale: Katia Scarton-Kim. L’histoire cocasse d’une aventurière qui monte des escroqueries avec l'aide d'un vieux diplomate et d'un gigolo. Un récit à la fois désespéré et d’une drôlerie mordante.

Quelle est cette femme étrange, qui marche dans la mer, sous le soleil de la Guadeloupe, tout habillée, maquillée, couverte de bijoux au bras d'un jeune plagiste, Lambert, désœuvré, qui ne sait que faire de sa jeune vie. Milady décide de prendre le jeune homme sous son aile et d'en faire son amant. Avec son vieux compagnon Pompilius, ancien diplomate roumain, elle l'initie à leur sport favori, l'arnaque, pour lequel il semble déjà doué, lui ayant dérobé son solitaire. C'est le début d'une initiation fantasque et délirante. L’auteur mêle à cette odyssée extravagante le déclin inexorable d'une femme qui fut la beauté même et retombe, peu à peu, en enfance. « La vieille qui marchait dans la mer » est un récit à la fois désespéré et d’une drôlerie mordante. C’est une œuvre amère qui reflète le grand théâtre du monde et bouscule les tabous du sexe, de l’amour et de la moralité. Sous le vernis de ce conte grinçant, derrière la truculence de l’écriture de San Antonio se dessine une réflexion très profonde sur la vieillesse, le temps qui passe et la nostalgie d’un passé qui n’est plus.

Publié en 1988 et considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de Frédéric Dard, alias San Antonio, « La vieille qui marchait dans la mer » est une œuvre déroutante et d’une impertinence dont peu d’auteurs peuvent se targuer aujourd’hui. Dans l‘adaptation cinématographique du roman c’est Jeanne Moreau qui est décorée avec le César de la meilleure actrice 1992.

Frédéric Dard alias San-Antonio, principalement connu pour les aventures du commissaire San-Antonio dont il a écrit 175 aventures depuis 1949, a produit sous son nom ou sous de nombreux pseudonymes des romans noirs, des ouvrages de suspense psychologique, des "grands romans", des nouvelles, ainsi qu'une multitude d'articles. Débordant d'activité, il fut également auteur dramatique, scénariste et dialoguiste de films. Ecrivain le plus lu de la seconde moitié du XXe siècle avec quelque 200 millions d'exemplaires, il fut aussi le plus prolifique. Il a écrit officiellement deux cent quatre-vingt-huit romans, vingt pièces de théâtre et seize adaptations pour le cinéma.


Abonnement Théâtre. 4 spectacles au choix: 78 €
ou 5 spectacles au choix: 97 €

FREE MANDELA, VE, 13.12.2019 (en anglais)
EINE STUNDE RUHE, DIM, 19.1.2020 (en allemand)
DER BESUCH DER ALTEN DAME, VE, 31.1.2020 (en allemand)
WANN WIRD ES ENDLICH WIEDER SO WIE ES NIE WAR, VE, 6.3.2020 (en allemand)
MONSIEUR IBRAHIM ET LES FLEURS DU CORAN, JE, 2.4.2020 (en français)
BUG de Tracy Letts, VE, 29.5.2020 (en français)
LA VIEILLE QUI MARCHAIT DANS LA MER, JE, 18.6.2020 (en français)

EVA MATTES, SA, 26.10.2019 (en allemand)
SUZANNE VON BORSODY LIEST FRIDA KAHLO, DIM, 3.11.2019 (en allemand)
LIEBE UND ANDERE UNGLÜCKSFÄLLE, JE, 21.11.2019 (en allemand)

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Vu dans la presse La Dépêche bibliothèque sonore de Cahors et du Lot

https://www.ladepeche.fr/2019/06/13/ils-enregistrent-des-livres-pour-ceux-qui-ne-peuvent-plus-lire,8254334.php

Ils enregistrent des livres pour ceux qui ne peuvent plus lire

 
  • Pierre Montreuille montre un lecteur CD autonome de type mange-disque./ Photo DDM, Manon Bellino
Pierre Montreuille montre un lecteur CD autonome de type mange-disque./ Photo DDM, Manon Bellino
 

La bibliothèque sonore de Cahors et du Lot a été créée par le Lions Club de Cahors en juillet 1990. Elle fait partie de l'association nationale des donneurs de voix. Elle a son siège au troisième étage de la maison des associations, place Bessières à Cahors. Le but de l'association est de sortir de leur isolement les personnes qui ne peuvent pas lire, quel que soit leur handicap...

[...]   J'ai aussi lu un San Antonio, des ouvrages sur le paranormal. J'avoue que le genre ne m'a pas transporté», glisse dans un sourire Pierre Montreuille....[...]

Posté par sanantoniodemand à 07:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Vu dans la presse Dernière Nouvelles d'Alsace Gilles Constantin « Le grimoire d’Emor »

https://www.dna.fr/edition-de-selestat-centre-alsace/2019/06/13/le-grimoire-d-emor-le-roman-jeu-de-piste-de-gilles-constantin

 

Saint-Pierre-Bois/Howarth | Auto-édition Le Grimoire d’Emor, le roman « jeu de piste » de Gilles Constantin [+VIDÉO]

Habitant Howarth, Gilles Constantin signe son premier roman auto-édité « Le Grimoire d’Emor ». Ce fan de San-Antonio emmène le lecteur sur les sentiers d’un grand jeu de piste qui le mènera de Bretagne à l’Alsace en passant par l’Indre-et-Loire.

Gilles Constantin a publié son premier roman auto-édité "Le grimoire d’Emor".  Photo DNA Gilles Constantin a publié son premier roman auto-édité "Le grimoire d’Emor".  Photo DNA

Eté 1976. La France a chaud, très chaud. La canicule affole le mercure dans les thermomètres…

Une insouciante bande de copains se prépare à se retrouver comme elle le fait une à deux fois l’an. Ces rendez-vous « rituels » se font autour d’un grand jeu de piste.

Elmer Dancore retrouve donc ses amis pour une nouvelle équipée sans savoir que c’est le début d’une grande aventure…

Lorsque j’avais une idée ou une bonne blague, je me creusais la tête pour trouver une astuce pour la placer !

Voilà comment débute le roman de Gilles Constantin.

Paysagiste de formation, travaillant aujourd’hui dans la régulation thermique, cet habitant du Howarth depuis une quinzaine d’années vient de publier sa première histoire. Ce pavé de près de 800 pages en format poche tiré à cent exemplaires est l’aboutissement d’un travail de longue haleine.

Le romancier aura mis environ une dizaine d’années avant de mettre le point final à son récit. « Je l’ai écrit par étapes. J’ai eu de longues périodes où je n’y ai pas touché. Je l’ai laissé parfois un an ou deux en jachère avant d’y revenir. Je devais alors relire tout ce que j’avais écrit pour me remettre dans le bain. Et imaginer la suite ! », sourit Gilles Constantin.

L’auteur s’est d’ailleurs lancé dans l’écriture sans bien savoir où il allait ! Faisant fi de la structuration ou d’un quelconque canevas, Gilles Constantin est parti sur les chemins de traverse. « Je n’avais pas d’idée précise. Je n’avais pas non plus réfléchi ni à la psychologie des personnages, ni sur la manière dont j’allais finir ce bouquin ! Lorsque j’avais une idée ou une bonne blague, je me creusais la tête pour trouver une astuce pour la placer ! »

Pour son intrigue, Gilles Constantin a puisé aussi dans ses souvenirs lorsqu’il concevait de grands jeux de piste au début des années 2000. « C’était pour amuser les copains. Je me suis dit que ce serait amusant de construire un roman autour de ça. »

Gilles Constantin est un très grand fan de l’écriture imagée de San-Antonio. « Même si je n’arrive évidemment pas à la cheville de Frédéric Dard, je me suis amusé à faire quelques jeux de mots notamment sur le nom des personnages. »

Le romancier a aussi piqué le nom d’un de ces énigmatiques personnages dans le roman « Le Pendule de Foucault » d’Umberto Ecco.

« Je n’ai su qu’après que ce nom de Memphis-Misraïm avait à voir avec les rites maçonniques ! », sourit-il.

Quelques références rock’n’rollesques !

Les noms des chapitres de son roman sont déjà évocateurs : On ne prête qu’au Ritz, Le borgne avait le mauvais œil ou encore sa femme était bien apprêtée, mais il n’était pas partageur.

Gilles Constantin a aussi distillé quelques références rock’n rollesques dans son histoire. « L’année 1976 a été une année très fertile en sortie d’albums rock. »

L’auteur a envisagé « Le Grimoire d’Emor » comme « un livre d’aventure. Il y a un humour très potache. »

« Le Grimoire d’Emor » achevé, Gilles Constantin a déjà commencé l’écriture d’une nouvelle fiction. Fiction dont les lecteurs espéreront sans doute la livraison avant la fin d’une décade !

« Le grimoire d’Emor » est disponible dans les librairies Pleine page et Wachenheim à Sélestat et à Totem à Villé. Prix : 9,50€.

Posté par sanantoniodemand à 06:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]