San-Antonio, demandez les nouvelles !

24 mars 2019

2ème Salon du Livre Humours de Escoire. Michel Bergnes Polastron

2ème Salon du Livre Humours de Escoire. 
28/04/2019 : Michel Bergnes

73 ans, a travaillé au P.M.U, généalogiste distingué, il est aussi un des piliers de l’association des Amis de San-Antonio.

C’est d’ailleurs à ce titre qu’il donnera une conférence sur la vie et l’œuvre de Frédéric Dard, dans le cadre du 2ème Salon du Livre Humours de Escoire.

A découvrir aussi chaque semaine sur sa page facebook ou sur son blog, sa fameuse chronique humoristique dominicale de Polastron dans le style « San-Antoniesque », œuf corse ! Et, en plus, il contrepète aussi parfois.
Etonnant, non ?

Michel Bergnes

Ld Harot

31430 Polastron (Haute Garonne)

 

michel.bergnes@wanadoo.fr

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Twitter du 24.03.2019

  1. « San-Antonio reviens vite »

     

     

  2. L'Histoire de France vue par San-Antonio 1964

     

  3. Signé San-Antonio dans Ça baigne dans le béton 1988 « Mon braque c'est ce qu'il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève ! ».

     

  4. En 2017, Eric Bouhier en promo de son dictionnaire amoureux de San-Antonio.

     ,

  5. Une réalisation de Elsa Bennett et Hippolyte Dard

     

  6. Tiens, un gars se fait traiter de « petit plagiaire de Frédéric Dard » étonnant non ?

     

  7. Signé San-Antonio dans Remets ton slip, gondolier 1977 « Mais ce sont toujours les cons qui l'emportent, étant donné leur surnombre. »

     

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23 mars 2019

Twitter du 23.03.2019

  1. Regard bovin ,oui, utilisé de nombreuses fois dans San-Antonio, mais pas trace de la citation complète.

     

  2. Sortie 2019, 70° anniversaire du premier San-Antonio Réglez-lui son compte 1949, avec pour la première fois ajout du troisième épisode de 1952

     

  3. San-Antonio dans Appelez-moi chérie 1972 la tirade des nez devenue la tirade du nœud de Cyrano de Vergebraque, Voir texte : sanantoniodemand.canalblog.com/archives/2015/

     

  4. « quel San-Antonio tu conseillerais pour quelqu’un qui n’en a jamais lu? »

     

  5. Le monte-charge roman de Frédéric Dard 1961, traduit en espagnole en 2019

     

  6. Le monte-charge roman de Frédéric Dard 1961, traduit en espagnole en 2019

     

  7. Frédéric Dard Le monte-charge traduction espagnole 2019

     

  8. San-Antonio C'est mort et ça ne sait pas 1955

     

  9. Tiens, tiens, je reconnais cette photo 😃Ce poème a été écrit par Frédéric Dard dans les années 1970 Il sera publié dans San-Antonio Meurs pas, on a du monde.1980 et San-Antonio entre en scène (théâtre) 1991

     

  10. Je suis très curieux d'apprendre d'où peut être extraite cette citation qui me parait - évidemment- fausse.

     

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Bruno Fontaine San-Antonio chez les « gones »

Spectacle "San Antonio chez les Gones" avec Bruno Fontaine
LE SAMEDI 06 AVRIL 2019 DE 20H30 À 21H40 Le Lissiaco - 3 chemin de marcilly - 69380 Lissieu

Venez découvrir l’adaptation au théâtre de l’oeuvre de Frederic Dard où le comédien donne vie à une trentaine de personnages dans un exercice de voix et postures digne de la performance. Un seul en scène savoureux qui rend hommage à l’écriture cynique et si particulière d’un maître du polar.
Bruno Fontaine, comédien connu pour son rôle d’Elias de Kelliwic’h dans la série Kaamelott, incarne ici le commissaire de la série aussi culte que déjantée signée Frédéric Dard. Non content de porter à la scène San-Antonio lui-même, le comédien donne vie à une trentaine de personnages dans un exercice de voix et postures digne
de la performance. Dans cette aventure, notre cher commissaire San-Antonio et son valeureux compagnon Bérurier enquêtent sur la disparition d’enfants à Grangonant au Mont d’Or. C’est l’occasion d’une immersion dans la région lyonnaise, de rencontres surprenantes.
Un seul en scène savoureux qui rend hommage à l’écriture cynique et si particulière d’un maître du polar. Ce monologue nous emporte, nous surprend et nous amuse.

Auteur : Frédéric Dard
Mise en scène : Elisabeth Diamantidis
Avec : Bruno Fontaine
Lumière : Denis Servant
Musique : Yvan Perrier
Une production Evedia
En coproduction avec le Karavan Théâtre -Ville de Chassieu

Durée : 1h10
Tout public. 
Tarif normal : 18€ / Tarif réduit : 13€ / Tarif jeune : 5€

Pour acheter des places :

le jour même à la billetterie du Lissiaco
à la mairie de Lissieu aux horaires d’ouverture
sur le site Billetreduc
Bulletin de réservation à retourner par courrier
Le Lissiaco - 3 chemin de marcilly - 69380 Lissieu

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22 mars 2019

Réponse Fb Le brigadier Poilala

La réponse est longue et a demandé pas mal de recherches, elle est en 3 parties le texte étant limité sur Fb:

Ah ! Le brigadier Poilala, lui aussi est un personnage récurent de San-Antonio, il est tout d'abord collègue de Béru « mon collègue corsico, 
que j’devais r’trouver a la Grande Taule ensuite ou qu’il est brigadier a titre du service interne, Poilala, je disais, arrive. » Si queue d'âne m'était conté. Il est ensuite huissier auprès du directeur, nous le voyons avec Achille, puis Béru ( Si maman me voyait) et « le nouveau » ( Si maman me voyait) il devient même planton auprès du Ministre de l'Intérieur lequel il est vrai est Béru, puis reconverti huissier « du ministère a la Grande Cabane depuis que l’ancien ministre a quitté ses fonctions.»

. Tout d'abord Poilalat avec un t final dans Appelez-moi chérie 1972 il y est décrit «Le brigadier Poilalat me salue impeccablement, sans rigoler. Il est d’aspect sédimentaire. Son visage se compose de larges traits horizontaux superposes. Y’a la tranche de sa moustache, celle de son regard charbonneux, puis celle de ses épais sourcils et enfin la visière de son képi. Il est attache a la grande Cabane en permanence, Poilalat. Con et précieux comme un chien de garde. Pas moyen d’approcher le Dabe si celui-ci ne vous souhaite pas. Poilalat est a l'affût. Il déboule sur l’importun, le ratelier a demi sorti pour des questions grondantes ». « Imagine un canard a moustaches, chauve du devant, le nez en pied de marmite, le regard pince, ce qui lui donne l’air bigleux. Hautement ganache. Mais courageuse ganache ; dévouée a ses maîtres jusqu'à la mort. Teigneux avec ses inférieurs, servile avec ses supérieurs, le vrai vieux brigadier de jadis, quoi ! L’honneur de la France ! Il est en uniforme mais tient son képi sous le bras, tel un général arrivant chez la marquise de Montroux-Cefiny.» Alice au pays des merguez « sa tète de canard chauve et sa moustache en jet d’arroseuse municipale » La fête des paires « « le brigadier Poilalat, un dur, un tanné, un coriace dont la moustache ressemble à un cintre à habit» C'est un « un Corsico dont le front serait entièrement caché par le ruban de ma machine à écrire, tellement qu’il a le tif bas et le sourcil haut, » Mets ton doigt où j'ai mon doigt

Il est souvent chargé par l'équipe du ravitaillement en sandwichs, boissons alcoolisées, cafés, ou autres accessoires , entre le bar d'en face et son casier il a tout

Il fait partie du jury du grand concours inter police annuel de passage à tabac présidé par Béru et où figurent également « également les inspecteurs Duneut, Cedugnon et Siraudecoude, c’est-a-dire la gentry des tabasseurs de la Rousse.» Ça ne s'invente pas 1973. 

Il est doué à l'écrit « Contracter Mossieur le Direqueur drugence. » , et à l'oral « Y a la deux journalistes qui veulent vous verser une pension, monsieur le directeur, annonce le cher brigadier. Me verser une pension ! s’écrie le Calvitie. Qu’est-ce que vous me racontez la, Poilala ?
— Ben, ils disent qu’ils veulent vous entretenir…, bafouille l’huissier » Chauds les lapins

Il sera victime d'un attentat au colis piégé « Une partie des bâtiments est nazebroque. Y a un cratère grand comme le trou du cul d’Henri III au mitan. Ça béé a gauche de la cage d’escadrin. On aperçoit des bureaux éventrés avec des inspecteurs ensanglantés dedans, pétrifiés dans leurs attitudes du moment. Le burlingue du brigadier Poilala, un très modeste meuble, est cassé en deux, au-dessus de nos têtes, et Poilala idem, dont une moitié (la supérieure) pend au-dessus du gouffre, accrochée aux barreaux tordus de la rampe. C’est effroyable à regarder. Je l’avais jamais vu nu-tête, le brave brigadier, je me doutais qu’il était chauve
sous son kebour, mais a ce point, franchement, j'étais loin de m’en gaffer. Il y a une couronne de tifs chatain-rouxgrisonnants ; et puis un œuf d’autruche a la coquille lisse comme du parchemin et si pointue qu’on voit mal comment le cerveau aurait eu la place de se développer dans cette exiguïté et que, une fois sa mort perpétrée, il devient évident qu’il ait été brigadier-planton, le brave.
Cher Poilala ! En un éclair, j’imagine la prise d’armes dans la cour de la Préfecture de Police, son cercueil drapé de tricolore, avec son humble képi pose dessus pour qu’objets-inanimés-avez-vous-donc-une-âme, et le grand Chirac, si sympa avec sa frime de brochet de luxe, prononçant l’horloge funèbre du défunt, comme quoi cette nature d'élite de
Poilala, à la carrière fulgurante, dévoué jusqu'à la mort a, tout ce qu’il y a de volontiers, offert sa pauvre vie de vieux con à la France. Et que la France, pas si salope qu’on pense, a tout pigé et lui vouera une reconnaissance de trois mètres de long en cent quarante de large, pour services trois pièces rendus – a la natation ! Tout ça, depuis sa petite tribune pareille à une pissotière d’une place, le chéri ! Tous les matins, par ces temps de mort : horloge funèbre. Même quand les
terroristes font relache, il va funèbrer a blanc, le grand, pas perdre la voix. Et le petitou de l'Elysée, depuis sa voie de garage approuve hautement : ≪ Moi aussi, moi aussi ! ≫ qu’il télégraphie. C’est devenu sa manière de gouverner, a Trotte-menu. Moi aussi. Il est passé approbationiste. Tout le parcours, quoi ! Moi, spontanément tout ça, je le visionne et l'écoute en regardant pendre le corps déchiqueté du bon zig. Si gentil, service-service, obtus, dévoué derrière sa grosse moustache » « L’autre moitie de Poilala est assise sur sa chaise plantonesque en bois cire et garnissage cuir véritable. » Bons baisers où tu sais 1987 Une cérémonie sera organisée à la Préfecture de police « Poilala dans un beau cercueil qu’il aurait jamais eu les moyens de se payer s’il était mort comme tout le monde d’un cancer de l’intestin. Du massif, vachement moulure, avec d’énormes poignées en argent. Drapeau tricolore par-dessus ses deux tronçons. Kébour adorne d’un nouveau galon : il a été promu brigadier-chef a titre posthume. Sur un coussinet de soie, sa Légion d’honneur toute fraîche. Au premier rang, sa veuve, ou sa sœur, on ne sait pas très bien, déguisée en Belphegor. Son fils gendarme dans le Puy-de-Dôme en grand uniforme et sa belle-fille enceinte. Plus ses deux petits-enfants fringues comtesse de Ségur pour la pathétique circonstance.
Le Grand Brochet a bésicles parle. Haut et sec. Comme quoi la France permettra pas que ce crime reste impuni. Qu’attends qu’on les attrape, ces poseurs de bombes, et t’verras leurs gueules ! Ah ! ils viennent narguer la police d'élit jusque chez elle ! D’accord, il enregistre, il prend note, il prend date (et même dattes, vu que c’est signe, non ?). Mais
question d’ fléchir, zob ! De réfléchir, moui ! Volonté de fer ! On va bander comme des cerfs nos énergies, bordel ! ≪ Votre héroïsme, brigadier-chef Poilala qui vous a conduitausacrificuprème demeurera dans les mémoires jusqu'après les informations de treize heures ! ≫
Il fait sobre, ardent ! Comme un carnassier qui déchire sa barbaque. Des coups de cisaille mandibulaire. Le verbe tranchant ! Un chef, quoi !
Tout le monde est galvanise. Une lumière dorée d’automne éclatant mordore cette scène de qualité. Le Premier premier enchaîne sur la vaillance exemplaire, le courage impétueux, la totale abnégation de notre directeur, frappe a son poste de commandement et qui a su faire front a l’apocalypse soudain déchaînée. Impec, sur sa dunette. Sans broncher, alors que sa secrétaire Gisèle, pardon, gisait fracturée à ses pieds. Il salue cet homme des litres, pardon, d'élite, qui est un modèle pour ses hommes.
Des larmes naissent un peu partout sur ces rudes visages. J’en profite pour tirer de ma poche l’adorable slip de la malheureuse Zouzou et m’en tamponner le nez. Il sent exquisement la chatte fraîche et bien tenue.» Bons baisers où tu sais

 

l est bizarrement évoqué ( un oubli ? ) « Discretos, je m'évacue jusqu'à la salle de bains pour la toilette du bourreau. Je traverse une période au cours de laquelle je passe mon temps a me fourbir la batte de baise-ball. Surchauffe. Bien lavé, ça ressert, comme disait le brigadier Poilala qui en avait toujours ≪ de bonnes ≫. A présent il est en retraite du cote de Bastia et raconte de fausses prouesses flicardes aux bandits corses de sa famille. » Faites chauffer la colle 1993 mais finalement est bien décédé « comme disait le brave brigadier Poilala, mort a l'orée de sa retraite.» La matrone des sleepinges 1993

Le brigadier Poilala a un neveu le Commissaire Poilala « C’est un Corse athlétique et beau garçon, avec des grains de beauté plein la devanture et une raie impec comme sur la publicité de Silvikrine. Il porte un costar de flic élégant, retapissable sans jumelle depuis Notre Dame de la Garde, bleu clair, a rayures noires et blanches, une chemise bleu marine et une cravate blanche servant d'écrin a une perlouze véritable de la grosseur d’un petit poisbritannique.» qui se prénomme Gabriel Sucette boulevard 1976

Il sera remplacé par le « brigadier Moulakiche » (Galantine de volaille pour dames frivoles 1987) « Le nouveau planton du Vieux, c’est pile le contraire du regrette Poilala. Pas corsico le moindre, plutôt tourangeau.Jeune, gras, rose, empote de partout, empâté d’ailleurs, bègue de trop de timidité, le cheveu plat avec raie basse sur le cote (lequel ? j’ai pas remarqué). Le regard clair des cons gentils, les lèvres charnues des cons bouffeurs, les mains potelées des cons malbaisants. Cela dit, impec dans sa tenue. Amidonne, brosse, cravate, une odeur d’after-shave tenace parce que de mauvaise qualité, il a un tic que je retapisse d'emblée : il se gratte les claouis en t'écoutant et le trou du cul en te parlant (autres manifestations d’une hypertimidité congénitale). En m’apercevant, il se dresse derrière son burlingue et me militairement salue. Tiens, il a déjà du bide. Son boulot sédentaire ne va pas arranger sa ligne » Bons baisers où tu sais

Puis finalement l'huissier du directeur sera le fils Poilala (qui était précédemment gendarme ?) « mon palefrenier, le brigadier Poilala, nouveau planton de la Tour Pointue » « . Il m'accueille avec l'impeccable salut militaire mis au point en son temps par son père, brigadier chef, dont le destin tragique s'acheva dans un attentat a l'explosif perpétré en ces lieux. De son géniteur, Poilala junior a conservé le sourcil haut et le front bas, le nez en bec d'oie gavée, le regard croisé et ce besoin ganache de servir la gloire de la France qui tant fatigue nos héros. Lâche-le il tiendra tout seul 1999

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Fb réponse La fille Marchandise

Encore pas mal de recherches et de travail de compilation pour ce dossier en plusieurs parties concernant la fille Marchandise.

La fille Marchandise: Le père (Casimir) est soit rétameur de casserole, soit rempailleur de chaises, soir bistrotier, «ils
 étaient cradingues, tous, dans cette family. Les dabes, les mômes. Au début, on a cru qu’ils étaient gitans, mais ils étaient seulement craspects. Personne leur causait ! .../... Ils vivaient dans une cabane, a l’autre bout de Saint-Locdu. Un vrai palace de zonier si t’aurais vu ! » « son père c'était pas son père et comment qu’il la calçait les nuits de saoulographie, devant toute la famille. Ils étaient pas sectaires, chez les Marchandise ! Le dabe s’embourbait tantôt la mère, tantôt la fille ! Pas de jalouses ! » Dans la famille Marchandise, il y a plusieurs générations: i la Grande Marcelle ( la grand-mère) , Sandrine (la mère) , Agnès qui louchait un brin ( la fille) , et Josette 'la petite-fille) elles ont comme point commun de ne pas porter de culotte. 

Il semble que le personnage de la fille Marchandise apparaisse dans Béru et ces dames 1967 « La gosse que je te cause s’appelait Marchandise de son nom de famille. Je me rappelle plus le préblaze.» « en regardant le saule creux. Au creux de l’arbre, comme une estatue dans sa niche. Cradingue, mais jolie quand même. On est montés dans ma cabane ou que je m’ai mis a l’embrasser comme un fou. Elle puait comme des gogues de caserne, Marchandise. Ça m’offusquait pas. Je m’en ressentais pour elle. Je me demande même si c'était pas c’t’ odeur qui me séduisait en elle, autant que ses yeux noirs et ses longs cheveux embrouillés. ».

Ensuite, elle revient en souvenir dans: J'ai essayé, on peut 1973 où Béru revoit son ami Tonin, dit le Chanoine « je peux me permettre de te dire ≪ Tonin ≫, comme au temps qu’on calçait la fille Marchandise, derrière les buissons, en rentrant de l'école ?» on retrouve le chanoine Dubraque dans Turlute gratos les jours fériés car le « chanoine Dubraque ne faisait pas mystère des calçages perpétrés sur la fille Marchandise, la videuse de burnes du canton ; non ».

Paradoxalement, elle est peu évoquée dans Si « queue d'âne » m'était conté 1976: «La fille Marchandise, dans l’creux d’un saule, debout !» .

Béru en reparle ensuite dans Baisse la pression, tu me les gonfles ! 1988 « Un enfant, Toinet? A onze ans! Non, mais t’as remarqué la manière qu’y s’allume, le môme, en regardant la carrosserie d’madame? Moi, a son age, je sautais déjà la fille Marchandise et aussi la grande Marie, not' servante » et « toi, c'est qui est-ce? Quoi! Une Marchandise? Seigneur, on les a toutes tringlées, les Marchandise dans not' famille. Pépé s’emplâtrait la Grande Marcelle, p'pa se payait Sandrine et moi j' fourrais la p'tite Agnès qui louchait un brin, c' qu'ajoutait. C'est qui pour toi, Agnès, ma poule? Ta mère? Oh! ça alors! La voyouse qu'a eu là! J’espèr qu' t'y ressemb' pour l'enfilade! Comme e craindait de s' faire mett' en sainte, j' lu fourrais l’œil d' bronze. Lu fallait du courage parce que même jeunot j' m' trimbalais déjà une chopine féroce! Alors, t'es la fille Marchandise! Tu sais qu' j'en ai l'alarme a l’œil, môme? Pour la beauté du geste, faudra qu' je te cake! D' nos jours qu'a la pilule, j' te pratiqu'rai façon normale, ma gosse, .../.... Et ta chère moman va bien? Efume toujours du prose, la belle âme? J'aime mieux pas t' d'mander a quoi e ressemb' pour m’éviter les désilluses. Ces dames d'ici, quand e zont franchi la quarantaine, e d'viendent larges comme des bahuts. » « T'sens, Martin,comme sa p'tit culotte est déjà trempée? Une serpillière! Comment? Eh' a pas d' slip? Ben naturell'ment : une fille Marchandise! Ou avait-je-t-il la tète! Chez les Marchandise, 1' slip est inconnu au batalion. La, cli' t'épargne l'utilme ostacle; tu peux bagu'nauder des doigts dans sa cramouihle a ta guise, c'est entrée lib'. » « C'est comment t'est-ce, ton prénom, fille Marchandise? Josette? Jockey! » Valsez, pouffiasses 1989 puis Bosphore et fais reluire 1991: « Des miches pareilles, y a eu qu’la fille Marchandise, jadis » et Faites chauffer la colle « Alors, de c’qu’on m’apprend, la fille Marchandise s’rait grand-mère ? Déjà ! Et sa p’tite-fille encore plus salope qu’elle ! J’y croive pas, c’t’impossib’. La gueuse, qu’on y introduisesait des cailloux dans la chatte, moi et l’ Petrus Vessie ! »

Il y a ensuite un jeu organisé par Marchandise père alors bistrotier: « M. Marchandise père soi-même et savait combien sa fille possédait un réseau de muscles puissants dans le vagin, ce qui rendait hors de question de déloger un malheureux « jaunet » dans son intimité profonde quand elle en assurait la garde. » « (le) père Marchandise, un vieux mal rasé dont la pomme d’Adam ressemblait a un cactus. Il avait le visage anguleux, un nez crochu, une moustache en forme de nœud papillon effrangé, un chapeau rond noir, une chemise blanche avec un foulard rouge d’anarchiste 1900 noué au col. »» il était notoire que Casimir Marchandise avait eu des démêlés avec la police en son age précédent. Pas de gros délits. Rien qui allât plus loin que du chapardage de volaille, de « l’emprunt » de vélo, du débornage de terrain. Ce passé houleux pour une honnête commune avait fait de lui le « caid » de la contrée. D’autant qu’il avait le coup de poing rapide et imparable, une femme, puis une fille faciles sachant se faire rémunérer pour les menus services qu’elles rendaient aux messieurs de Saint-Locdu (et communes limitrophes). « Une chose qu’j’sais des femmes Marchandise : c’est qu’e z’adorent un coup d’lichouille su’ la case trésor. Ceux d’par ici pratiquant peu c’s’port, nécessair’ment e sont en manque et l’futé qui y va d’sa minette rente
dans leur chattoune l’arme a la bretelle. » et en parlant d'anatomie « la fille Marchandise qui, à treize ans, possédait déjà une chatte comme l'Arche de la
Défense ! » Lâche-le, il tiendra tout seul 1999

Finalement elle est de nouveau évoquée en 2000 dans Napoléon Pommier « Ses masturbations champêtres dans le tronc éclaté d'un saule, ses exhibitions entre copains, ses paillardises inabouties avec la fille Marchandise dont le père tressait des paniers. »

 Puis on la trouve dans les souvenirs de San-Antonio, mais ce qu'il y a de récurrent c'est le vieux saule creux: « la fille Marchandise qu’on déculottait dans le tronc évidé d’un vieux saule ».» et « la fille Marchandise dans le ventre creux du grandsaule et qui se laissait placer un demi-médius dans la chatte sans trop rouscailler. On se sentait le doigt après » « . Un saule creux. Et au milieu, il y a Marcus et moi, plus la fille Marchandise avec sa petite culotte pas très propre aux chevilles, qui nous laisse regarder et palper sa moule enfantine, cette chérie ! Qu’ou est-elle, maintenant, la friponne ? Doit avoir pris du poids et tellement de coups de sabres que je lui devine une babasse béante avec de la pendouillerie partout, bordel ! Oh ! non, la vie, je te jure, comme souillure tu trouveras jamais pire ! Avant de nous tuer, ce qu’elle peut nous abimer, grand Dieu, celle-la ! Tu crois qu’il reste des réminiscences de la fille Marchandise dans l’urne de marbre rose que j'aperçois la-bas ? Me rappelle plus son prénom, cette gosse. On l’appelait la fille Marchandise, et voila tout. Y a des êtres qui échappent partiellement a l’état-civil. Des qu’on marginalise sitôt qu’il apparaissent ». « — C’est là-haut, vers les Serves, qu’on se cachait dans un grand saule creux pour tripoter le frifri de la fille Marchandise, tu te rappelles ? » Circulez ! Y a rien à voir 1987

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Le tueur en pantoufles

Le tueur en pantoufles Frederic Dard

« Il ne connaissait pas la musique. Par ailleurs, comme il n'était ni trompettiste dans un jazz nègre, ni pédéraste, ni vedette de music-hall, ni américain, il ne pouvait espérer se lancer dans la littérature avec quelque chance de réussite. » Frédéric Dard Dans un petit pavillon confortable de la banlieue parisienne, Jango, personnage débonnaire entouré de sa mère et de son fils Zizi, un gamin farceur, mène une vie bien pépère. Il possède un poisson rouge dans un bocal, un lapin apprivoisé. Il jouit de l'estime de son voisinage, la boulangère lui fait les yeux doux. Tout est banal et tranquille.A un détail près : Jango est tueur à gages...Il s'est constitué une bonne clientèle ; et avec une seringue, une piqûre, hop ! Il fait ensuite disparaître les cadavres dans une cuve d'acide. Aucune trace, les clients sont contents.Mais un événement insolite vient bouleverser cette belle organisation : l'utilisation d'une rosette de la Légion d'honneur prélevée sur le veston de la dernière victime, un colonel...Ce roman, dédié à Raymond Rouleau qui avais mis en scène la pièce adaptée par Frédéric Dard du roman de Georges Simenon La Neige était sale, fut écrit aux Mureaux, dans la banlieue parisienne en 1951 et fut édité chez un obscur éditeur, S.E.PO. Il ne fut ni diffusé ni distribué. Peu d'exemplaires ont circulé.Il parut ensuite en feuilleton dans une revue humoristique. Néanmoins, le public fut toujours privé de cette oeuvre attachante qui, au-delà de la trame, ajoutée aux personnages totalement extravagants, annonce le délire burlesque des futurs San-Antonio.

 


 


  • Le Titre Du Ebooks: Le tueur en pantoufles
  • Auteur: Frederic Dard
  • Editeur: Fayard
  • Date de lancement: 08.08.2018
  • Genre: Romans et Littérature
  • ISBN: 2213617414
  • La Taille Du Fichier: 0.90MB
  • Pages: 225
  • Langue du livre: Français
  • Format de Ebooks : PDF, EPUB
Frederic Dard - Le tueur en pantoufles

Frederic Dard - Le tueur en pantoufles

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Vu dans la presse Ouest France Anthony Ryo Ne réveillez pas la bête qui sommeille en moi.

https://www.ouest-france.fr/normandie/livre-gendarme-et-createur-d-un-tueur-gages-6274989

Livre. Gendarme et créateur d’un tueur à gages

Tantôt gendarme tantôt auteur de romans noirs, Anthony Ryo ne mélange jamais les deux. Adjudant-chef à la gendarmerie de Saint-Georges-du-Vievre (Eure), il vient de sortir son premier roman : Ne réveillez pas la bête qui sommeille en moi. Rencontre.

[... ]     S’il a conservé cette curiosité, il reconnaît aimer particulièrement « les descriptions poussées de Dan Brown   et la série de romans policiers San Antonio de Frédéric Dard ».   [... ]   

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Twitter du 22.03.2019

  1. San-Antonio - Faut-il tuer les petits garçons qui ont les mains sur les hanches Sélection du prix Jean d'Ormesson 2019

     ,

  2. Ce poème a été écrit par Frédéric Dard dans les années 1970 Il sera publié dans San-Antonio Meurs pas, on a du monde.1980 et San-Antonio entre en scène (théâtre) 1991 Evidemment ici il n'est pas complet.

     

  3. « San-Antonio dans la sélection du prix Jean d'Ormesson »

     

  4. « j'aurais bien aimé que Bérurier, dit le gravos, de San-Antonio, nous fasse un portrait au vitriol de la vioque. »

     

  5. « une gouaille digne de San-Antonio » ?????

     

  6. San-Antonio Meurs pas, on a du monde 1980

     

  7. « Houellebecq, admirateur de Frédéric Dard ? i

     ,

  8. « La vie appartient à ceux qui ne reculent pas.» Frédéric Dard dans Des yeux pour pleurer (1957)

     

  9. Elle est belle celle-là, elle est attribuée à Frédéric Dard, mais, j'ai un doute, elle vient d'où, vous avez des sources ? « Les vrais copains, c’est pas quand on boit, c’est quand on est sobre. »

     

  10. « la dernière partie de ce tweet est une adaptation d’une phrase de notre regretté Frédéric Dard. » Signé San-Antonio dans La tombola des voyous 1957 « Tu es con comme d'autres sont saints ».

     

  11. Signé San-Antonio dans Papa, achète moi une pute 1989 « Ce n'est pas la misère qui provoque le besoin d'égalité, mais la richesse. » voir la citation complète : sanantoniodemand.canalblog.com/archives/2017/

     

  12. Sortie du jour : réédition San-Antonio Réglez lui son compte (1949) 70° anniversaire, premier de la série, complété du 3° chapitre jamais réédité paru en 1952

     

  13. Sélection du Prix Jean d'Ormesson 2019 ! San-Antonio « Faut-il tuer les petits garçons qui ont les mains sur les hanches »

     

  14. Ce poème a été écrit par Frédéric Dard dans les années 1970 Il sera publié dans San-Antonio Meurs pas, on a du monde.1980 et San-Antonio entre en scène (théâtre) 1991

     

  15. « vos blagues sont bien dites, souvent elles sont excessives, mais Frédéric Dard l'était aussi et pourtant amoureux des femmes, »

     

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Vu dans la presse RTBF Be Prix Jean d'Ormesson Faut-il tuer les petits garçons qui ont les mains sur les hanches

https://www.rtbf.be/culture/litterature/detail_san-antonio-et-julian-barnes-dans-la-selection-du-prix-jean-d-ormesson?id=10175654

San Antonio et Julian Barnes dans la sélection du prix Jean d'Ormesson

"Faut-il tuer les petits garçons qui ont les mains sur les hanches ?" par San-Antonio, a été retenu retenus cette année pour le prix Jean d'Ormesson
"Faut-il tuer les petits garçons qui ont les mains sur les hanches ?" par San-Antonio, a été retenu retenus cette année pour le prix Jean d'Ormesson -  

 

 

Le jury du prix Jean d'Ormesson, le plus original des prix littéraires à l'image de l'Académicien français disparu en décembre 2017, a retenu cinq titres dont un San-Antonio et un roman du Britannique Julian Barnes pour ce prix qui sera remis le 5 juin.

Créé l'an dernier par les amis et la fille de l'écrivain, l'éditrice Héloïse d'Ormesson, le prix Jean d'Ormesson est une récompense "qui ressemble (à Jean d'Ormesson), un prix qui célèbre les livres, la grande affaire de sa vie".

"Ni l'époque, ni la langue, ni le genre n'entraveront le choix des douze jurés. Seuls leurs goûts, leur complicité et une certaine forme d'affinité élective guideront leur sélection", avait indiqué Héloïse d'Ormesson en annonçant la création de ce prix à nul autre pareil.

Parmi les cinq écrivains retenus cette année pour le prix Jean d'Ormesson, trois sont décédés. La sélection comprend ainsi l'écrivain yougoslave Ivo Andric, décédé en 1975, prix Nobel de littérature en 1961, pour son chef d'œuvre "Le pont sur la Drina" (1961), le Mexicain Juan Rulfo, disparu en 1986, pour "Pedro Paramo" (1959) et San-Antonio, alias Frédéric Dard, décédé en 2000, pour "Faut-il tuer les petits garçons qui ont les mains sur les hanches?" (1984).

La sélection comprend également Julian Barnes pour "La seule histoire" (2018) et Jean-Noël Liaut pour sa biographie "Nancy Mitford, La dame de la rue Monsieur" paru au début de l'année.

Lors de sa première édition le prix avait été attribué au météore des lettres haïtiennes, l'écrivain et intellectuel communiste Jacques Stephen Alexis, probablement assassiné en avril 1961, pour son chef d'œuvre "L'espace d'un cillement" (Gallimard/L'imaginaire).

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